Livre sur les violences intrafamiliales : Céline Guillaume présente son roman au Teich

Céline Guillaume remet son livre « Merde ! J'ai oublié les fleurs » à la médiathèque du Teich en février 2026

Un livre sur les violences intrafamiliales : le témoignage de Céline Guillaume

Ce livre sur les violences intrafamiliales, intitulé « Merde ! j’ai oublié les fleurs », raconte le parcours d’une enfant confrontée à la violence familiale et à la reconstruction. Le 24 février, l’autrice teichoise Céline Guillaume a remis son roman « Merde ! J’ai oublié les fleurs » à la médiathèque du Teich, en présence de la maire et de son adjointe à la culture. Un acte symbolique autant que littéraire, au cœur d’une soirée dédiée à la création locale et à l’autoédition.


Introduction

Il y a des gestes qui font plus que déposer un livre sur une étagère. Lorsque Céline Guillaume a offert son ouvrage à la médiathèque du Teich le 24 février, elle a aussi offert une parole longtemps tue — celle de l’enfant qui a grandi dans la violence familiale. Relayé par le journal Sud Ouest dans ses éditions papier et web, cet événement local met en lumière la puissance de l’autoédition comme vecteur de témoignages authentiques, et rappelle combien la littérature peut devenir un espace de résilience et de reconnaissance pour celles et ceux qui ont souffert en silence.



Deux auteurs teichois, deux livres, un même geste

Le 24 février, la médiathèque du Teich a accueilli un moment peu ordinaire dans la vie d’une bibliothèque municipale : deux auteurs locaux, Céline Guillaume et Alain Cuvillier, y ont fait don de leurs œuvres respectives. Un geste simple en apparence, mais chargé de sens pour deux écrivains qui ont choisi la voie de l’autoédition pour raconter leurs histoires personnelles.

Alain Cuvillier, membre du bureau de l’association Aide aux auteurs de la petite mer et d’ailleurs (A4PM) présidée par Jean-Paul Techenay, a présenté son roman autobiographique « Né le 1er avril… une blague amère », un récit qui retrace un parcours de vie singulier au cœur des vignobles de Saint-Émilion. Fondée en 2010, l’association A4PM accompagne des auteurs lors d’ateliers d’écriture, contribuant activement à la vitalité culturelle du Bassin d’Arcachon.

De son côté, Céline Guillaume a remis son ouvrage « Merde ! J’ai oublié les fleurs » — un titre qui interpelle, qui dérange, qui n’oublie pas de bousculer. Un titre qui dit déjà beaucoup de la franchise avec laquelle l’autrice aborde son sujet.

La soirée s’est prolongée en échanges autour de l’autoédition, en présence de Karine Desmoulin, maire du Teich, et d’Isabelle Jaïs, son adjointe à la culture, à l’enfance et petite enfance. Les deux auteurs ont partagé leurs motivations, leurs doutes, leurs inspirations et les défis rencontrés tout au long de leur parcours créatif.


Les violences intrafamiliales : comprendre pour mieux en parler

Les violences intrafamiliales regroupent l’ensemble des actes de violence — physiques, psychologiques, verbaux ou sexuels — commis au sein du foyer familial. Elles peuvent toucher des enfants, des conjoints, des personnes âgées. Lorsqu’elles concernent des mineurs, on parle de maltraitances infantiles, dont les effets peuvent se prolonger bien au-delà de l’enfance et marquer durablement la construction identitaire et émotionnelle des victimes.

En France, selon les données de la Direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques (DREES), des centaines de milliers d’enfants sont exposés chaque année à des situations de violence au sein de leur famille. Ces violences restent souvent invisibles, tues par la honte, la peur ou l’isolement. C’est précisément pour cette raison que les témoignages — qu’ils soient oraux ou littéraires — jouent un rôle fondamental dans la prise de conscience collective.

Parler de ces violences, les nommer, les mettre en mots : c’est un acte de courage. C’est aussi, pour beaucoup de survivants, le début d’un chemin vers la guérison.


« Merde ! J’ai oublié les fleurs » : quand la littérature répare

C’est dans ce contexte que prend toute sa dimension le récit de Céline Guillaume. « Merde ! J’ai oublié les fleurs » est décrit par l’autrice elle-même comme un récit intime, abordant avec sensibilité une enfance marquée par les violences familiales. Il ne s’agit pas d’un essai clinique ni d’un manuel de psychologie — c’est une œuvre littéraire, portée par une écriture personnelle et engagée, dans laquelle la subjectivité de l’autrice est à la fois la matière et le vecteur du propos.

Le titre lui-même — inattendu, presque inconvenant — est une invitation à lire autrement. Il suggère l’urgence, le désordre intérieur, les priorités bousculées que vivent les familles dysfonctionnelles. Il dit aussi, en creux, tout ce que l’on oublie dans ces contextes : la douceur, le soin, les petites attentions qui font la tendresse d’une enfance ordinaire.

Céline Guillaume appartient à cette génération d’auteurs qui choisissent l’autoédition non pas par défaut, mais par nécessité de maîtriser leur parole jusqu’au bout. Sans filtre éditorial imposé, sans concession, le livre peut aller là où la douleur a été vécue — avec la même franchise que celle qu’exige la reconstruction.

L’événement du Teich, relayé par Sud Ouest, témoigne de la reconnaissance que la communauté locale accorde à ce type de démarche. Voir un ouvrage de cette nature entrer dans le fonds d’une médiathèque publique, c’est lui offrir une légitimité et une pérennité : il sera désormais disponible pour toutes celles et tous ceux qui, peut-être, se reconnaîtront dans ses pages.


Comment se reconstruire après des violences familiales

La question de la reconstruction après des violences familiales vécues pendant l’enfance est centrale dans les témoignages de survivants, et elle intéresse aussi bien les professionnels de santé que les personnes concernées. Plusieurs chemins coexistent, souvent complémentaires :

La parole et le témoignage. Mettre des mots sur ce que l’on a vécu — à travers la thérapie, l’écriture, les groupes de parole — est souvent la première étape. Céline Guillaume l’a fait par le biais du livre, transformant une blessure intime en œuvre transmissible.

L’accompagnement professionnel. Psychologues, thérapeutes spécialisés en traumatismes, associations d’aide aux victimes : les ressources existent, même si elles restent encore insuffisamment accessibles dans certains territoires.

La création artistique. L’écriture, la peinture, le théâtre, la musique : les arts sont reconnus comme des vecteurs puissants de résilience. En donnant une forme à la douleur, on lui retire une part de son pouvoir.

Le lien à la communauté. Des événements comme celui organisé à la médiathèque du Teich rappellent que les récits individuels trouvent un écho collectif. Être entendu, reconnu, accueilli : c’est une forme de réparation symbolique mais réelle.


Question fréquente

Peut-on trouver « Merde ! J’ai oublié les fleurs » dans une bibliothèque publique ?

Depuis le 24 février 2025, « Merde ! J’ai oublié les fleurs » de Céline Guillaume est disponible dans le fonds de la médiathèque du Teich, en Gironde. L’autrice, lors d’une soirée organisée en présence de la maire Karine Desmoulin et de l’adjointe à la culture Isabelle Jaïs, a personnellement remis son ouvrage à l’établissement. Pour les lecteurs souhaitant se procurer le livre ailleurs, il est recommandé de contacter directement Céline Guillaume via ses canaux habituels, l’ouvrage étant autoédité.


Conclusion

Le 24 février au Teich, deux livres ont rejoint les rayons d’une médiathèque. Deux voix locales, deux parcours singuliers, deux manières d’affirmer que la littérature — même quand elle est difficile, même quand elle dérange — a sa place dans l’espace public.

« Merde ! J’ai oublié les fleurs » de Céline Guillaume est de ceux qui ne se laissent pas oublier. Parce qu’il parle de ce que beaucoup ont vécu en silence. Parce qu’il prouve qu’une enfance abîmée peut devenir, entre les mains de qui l’a traversée, une œuvre à offrir au monde.

Et peut-être que c’est ça, finalement, ne pas oublier les fleurs : choisir, malgré tout, de faire de la beauté avec ce que la vie nous a donné de plus difficile.

Selon la DREES, des centaines de milliers d’enfants sont exposés chaque année aux violences intrafamiliales en France.

https://drees.solidarites-sante.gouv.fr

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